4 B : vendredi 1 mai, lundi 4 mai, mardi 5 mai.
vendredi 1 mai
lundi 4 mai
mardi 5 mai
Ce texte est long, car on ne peut pas faire l’économie d’une
explication détaillée. Relisez deux fois la leçon, à des moments différents,
pas à la suite !
Vérifiez ensuite auprès d’un adulte que vous en avez compris
l’essentiel.
Images 2 à 6 :
1/ Un Univers mental différent.
Au XIXème et au début du XXème
siècle, les théories définissent des races humaines. Les scientifiques comme
les religieux ou les philosophes de tous les pays et de toutes les sensibilités
en sont alors d’accord. On apprend à l'école qu'il y a des races d'hommes. La
notion de races humaines est présente dans tous les textes de cette époque.
Un savant français, Arthur Gobineau
(1816-1882), dans un livre sur « l'inégalité des races humaines »,
estime que le cours de l'histoire du monde est déterminé par la race. « Il
y a une grande race, supérieure aux autres, les Aryens, toujours associés aux civilisations, et très présente en Europe. Il
faut regarder les autres « races » comme « inférieures ».
Peu d'hommes politiques de
l'époque, quel que soit leur bord, remettent en question l'idée de supériorité
européenne ; et on parle de race anglaise, ou allemande, ou française.
L’idée de « race
supérieure » est largement répandue dans la classe politique républicaine.
Elle permet de justifier l'expansion coloniale, au nom de la civilisation et du
progrès. Le texte le plus célèbre sur le
sujet est le discours de Jules Ferry, prononcé à la Chambre des
députés le 28 juillet 1885.
« Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (…) : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (…) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (…) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation. »
Inversement, Georges Clemenceau s'indigne que l'on puisse s'appuyer sur un « droit des nations dites supérieures ». Il rappelle l’étendue des violences et des crimes qui ont été commis « au nom de la justice et de la civilisation ». Il considère que la conquête est un abus de la force justifié au profit du seul « civilisateur ».
Dans les campagnes de France,
chacun connaissait quelques personnes parties aux colonies: un cousin, un
voisin, le fils d'un client du marché... Les motivations pour quitter le sol
natal étaient diverses. Il y avait les fonctionnaires, instituteurs, gendarmes,
militaires de carrière, infirmières. Ceux-là ne courraient pas de grands
risques et bénéficiaient d'avantages pour leur carrière. Il y avait des
religieux qui voulaient convertir les infidèles. Il y avait des salariés
d'entreprises privées qui partaient sur des chantiers encadrer la main-d'oeuvre
locale. Et il y avait des aventuriers qui n'arrivaient pas à trouver leur place
dans la société française.
Images 8 à 12 :
2/ Les justifications
économiques de la colonisation.
Les industries européennes ont des besoins importants en matières premières afin de pouvoir assurer une production dans les usines. Bien qu'il y ait certaines ressources en Europe, d’autres ne sont pas présentes et les différentes colonies d'Afrique vont alors fournir ces ressources, en abondance et à bas prix. Les Européens sont intéressés par les nombreuses ressources de l'Afrique comme les ressources minières (zinc, plomb, fer, etc.), le caoutchouc, le coton, les sources d’énergie et même la force peu couteuse des travailleurs. Beaucoup de moyens seront dépensés et finalement peu de familles s’enrichiront vraiment aux colonies.
Images 13, 14, 15 :
3/ Les justifications morales
de la colonisation.
On a terminé le long
chemin qui a mené à la liberté individuelle minimum, en supprimant l’esclavage.
Le monde du travail, au XIX° siècle est capable d’une violence et d’un manque
de respect inouïs de la personne humaine, mais au moins, il y a une
reconnaissance de cette liberté individuelle.
La Révolution avait fait
une partie du chemin et le coup d’éclat de la Seconde république en 1848 a
achevé définitivement le travail.
Images 16 à 20 :
Les grands intellectuels de
l'époque étaient favorables à la colonisation, qui permettait selon eux de
faire avancer les peuples dits « en retard ». Victor Hugo défend la politique de Jules
Ferry au nom des droits de l'Homme ; Les bourgeois, les intellectuels, les
hommes blancs
s’imaginent « plus en avance » : ils se sentent alors un devoir
de civilisation. Ils doivent apporter l'évolution aux peuples moins développés,
l’évolution, c’est à dire les valeurs, la religion, les traditions et donc l’école,
du colonisateur. Et bien sur, il ne faut rien conserver de ce qui précède les
« bienfaits » de la colonisation.
Images 21, 22, 23 :
Synthèse du cours, utile pour
réviser.
Images 24 à 27 :
4/ L’exemple algérien
En 1830, une expédition
militaire ordonnée par le roi de France Charles X, prend Alger, alors province
de l’Empire ottoman. Cette opération française marque le début de la
colonisation de l’Algérie. En 1848, L’Algérie est annexée à la République
française et divisée en trois départements.
Images 28 à 34 :
En 1871 l’armée française met
violement fin à la résistance algérienne, et commence à exploiter le
territoire, en faisant venir des colons d’Europe, bouleversant alors la vie des habitants berbères, qui seront dorénavant
maintenus
dans un statut d’infériorité par rapport aux colons. Ils vivent sur un
territoire français, mais ils n’ont pas les droits des Français. On les
obligera par contre à aller se battre dans l’Armée française lorsqu’elle sera
en guerre, en 1914.
Les Européens
remanient le pays, s’octroient les terres les plus riches, organisent le pays
en fonction de leurs intérêts (transports par routes et train), y plantent de
la vigne et des agrumes, construisent des églises et des « quartiers
européens » dans les villes, sur le modèle de Paris.
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